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Le blog de Eric de Falco

Le blog de Eric de Falco

conseiller général du 1° canton de Rouen


un nouveau président du conseil?

Publié par Eric de Falco sur 29 Mai 2014, 07:05am

Après des élections européennes marquées par les importants scores des partis europhobes, les dirigeants européens ont décidé, mardi 27 mai, de revoir les priorités de l'UE pour répondre à cette vague. Les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 étaient réunis à Bruxelles pour donner « mandat » au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, afin, selon lui, qu'il puisse « conduire des consultations avec le Parlement européen [et] les différents groupes parlementaires dès qu'ils seront constitués ». Ces consultations porteront « sur les nominations » à venir, à commencer par celle du président de la Commission, et sur la définition de ses « priorités » pour les cinq prochaines années. Elles doivent se terminer avant le prochain sommet, prévu à la fin de juin, afin que les 28 dirigeants de l'UE puissent y proposer un nom à soumettre au Parlement. Parmi les « priorités » que les dirigeants européens veulent fixer à l'UE et à la prochaine Commission, Herman Van Rompuy a cité « la croissance, la compétitivité et les emplois », « une union monétaire » qui fonctionne mieux, la lutte contre le « changement climatique », le projet d'une « union de l'énergie » et le « combat contre l'immigration illégale ». François Hollande et David Cameron ont de leur côté demandé une réforme de l'Europe. « Je veux que l'Europe change. Elle doit entendre ce qui s'est passé en France », a lancé le président français. « L'Europe est devenue trop grosse, trop autoritaire, trop intrusive », a renchéri le premier ministre britannique, mis en difficulté par les résultats de l'UKIP dans son pays, qui réclame la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Fort de son succès aux européennes, après avoir fait triompher le centre gauche et refluer le populiste Beppe Grillo, le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a demandé lui aussi un « changement des politiques européennes ». « Je suis plus intéressé par les choses à faire : créer des emplois, mieux dépenser l'argent européen, que par une discussion sur un poste ou une fonction. » Le choix du prochain chef de l'exécutif européen est encore loin d'être acquis. Le sommet de Bruxelles s'est achevé, laissant à Herman Van Rompuy le soin d'orchestrer la recherche d'un équilibre politique en vue de la nomination du président de la prochaine Commission. Herman Van Rompuy a souligné qu'il avait rencontré mardi à Bruxelles Jean-Claude Juncker, le candidat du PPE, le parti de centre droit arrivé en tête des élections dimanche. S'il réclame le poste de président de la Commission, Jean-Claude Juncker doit encore former une majorité La seule possibilité pour l'atteindre est d'arriver à une grande coalition du PPE avec les socialistes et l'apport probable des libéraux. Les chefs des groupes politiques du Parlement ont demandé aux dirigeants de l'UE de laisser Jean-Claude Juncker tenter de trouver cette majorité. Il « pourra obtenir le soutien » des socialistes, « à la condition qu'il présente un programme dont les priorités seront la création d'emplois et des investissements pour la croissance, une politique européenne d'immigration globale et une lutte efficace contre l'évasion fiscale », a déclaré le président du groupe, Hannes Swoboda. Plusieurs dirigeants de droite refusent de le soutenir : le Britannique David Cameron, le libéral néerlandais Mark Rutte, le Hongrois Viktor Orban, le Suédois Fredrik Reinfeldt, le finlandais Jyrki Katainen, Finalement, « il n'est pas exclu que Juncker ne soit pas celui qui soit désigné », a souligné une source européenne.

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