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Le blog de Eric de Falco

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conseiller général du 1° canton de Rouen


Philippe Marlière - La social-démocratie telle qu'elle est

Publié par Eric de Falco sur 7 Juillet 2009, 09:22am

Catégories : #politique nationale

Qu’est-ce que la social-démocratie aujourd’hui ? Est-elle encore une force de « progrès » ancrée à gauche ou s’est-elle affranchie de son combat historique pour la justice sociale ? Un bref rappel de la trajectoire historique de ce mouvement politique s’avère nécessaire pour saisir la nature de la transformation social-démocrate depuis une vingtaine d’années.

Dans le vocabulaire politique, le terme de « social-démocratie » apparaît pour la première fois peu après la Révolution de 1848. Face au parti de l’Ordre, les députés bourgeois républicains démocrates et les socialistes concluent une alliance. Karl Marx estime que « le parti des travailleurs et le parti de la petite-bourgeoisie forment le parti social-démocrate ». D’obédience sociale-démocrate, la 1ère Internationale (1864-1876), première organisation politique du mouvement ouvrier, revendique la conquête du pouvoir politique. À partir de 1896, le marxisme devient la doctrine officielle de la 2e Internationale (surtout en Europe centrale), en opposition aux idées anarchistes et « réformistes ».

 

Combattre l’Etat bourgeois

Les différents courants de la social-démocratie se querellent avant tout à propos des modalités du combat contre l’Etat bourgeois : faut-il le réformer ou le détruire ? Selon des approches diverses, tous préconisent la socialisation des moyens de production qui doit se substituer au système capitaliste.

Le marxisme constitue leur principal ciment doctrinaire. Il en existe cependant plusieurs interprétations qui renvoient à l’opposition entre réformistes et révolutionnaires. La véritable ligne de fracture est liée à la question de la démocratie politique. Certains acceptent le cadre de la démocratie parlementaire des régimes capitalistes. D’autres, au contraire, pensent que le libéralisme politique est étranger au mouvement ouvrier et doit être rejeté. Dans les années 1875-1914, on observe parmi les dirigeants du SPD allemand un large éventail d’orientations idéologiques : Ferdinand Lassalle, un ex-libéral devenu socialiste, mais non marxiste ; le marxiste August Bebel ; Wilhelm Liebknecht et Rosa Luxembourg, les fondateurs de la ligue spartakiste qui se transforme en parti communiste en 1918. Les Spartakistes combattent le « révisionnisme réformiste » d’Eduard Bernstein qui, à leurs yeux, remet en cause la nature révolutionnaire du SPD.En France, le parti socialiste SFIO agrège également des courants de pensée divers : Jules Guesde, propagandiste marxiste ; Jean Jaurès, également marxiste, mais adepte des réformes progressives devant accoucher du socialisme ; Paul Brousse et les « possibilistes », des réformistes qui rejettent l’idée guesdiste de rupture brutale avec l’ordre établi ; Auguste Blanqui et les « blanquistes » qui proposent la prise du pouvoir par le biais de l’action insurrectionnelle ou encore Jean Allemane et les « allemanistes », ouvriéristes et appelant à la lutte des classes.

 

la suite sur http://contretemps.eu/interventions/philippe-marliere-social-democratie-telle-quelle-est


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