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Le blog de Eric de Falco

Le blog de Eric de Falco

conseiller général du 1° canton de Rouen


Les problèmes ne font que commencer...

Publié par Eric de Falco sur 24 Août 2009, 09:02am

Catégories : #politique nationale

Dans son "Rapport de surveillance budgétaire multinational" publié jeudi 30 juillet, le Fonds monétaire international a estimé que la dette publique de la France devrait atteindre en moyenne 95,5% de son produit intérieur brut en 2014, contre environ 73% actuellement et 63,8% avant la crise. Pour l'ensemble des pays développés, ce ratio devrait atteindre en moyenne 120% du produit intérieur brut en 2014, soit 40 points de plus qu'avant la crise économique, a indiqué le FMI, qui avertit les pays en question qu'ils devront faire un effort conséquent de réduction des déficits à moyen terme.
Avec la nécessité de soutenir l'économie et le secteur financier, "les déficits budgétaires et la dette publique sont en forte augmentation dans de nombreux pays", a constaté le FMI.


Le niveau de dette moyen au sein du groupe des pays riches et émergents du G20, à 62,4% du PIB avant la crise, est passé à 82,1% en 2009 et grimperait à 86,6% en 2014.
En se limitant aux pays développés, ce ratio passerait de 78,8% en 2007 à 119,7% en 2014. Aux Etats-Unis, première économie mondiale, la dette passerait à 112% de la richesse nationale en 2014, contre 63,1% avant le début de la crise en 2007.
Record des pays étudiés, le ratio d'endettement du Japon est annoncé à 239,2% du PIB en 2014, contre 187,7% en 2007.


En Europe, l'Italie devrait poursuivre son dérapage, annonce le FMI, avec un taux d'endettement de 132,2% contre 103,5% en 2007. L'Allemagne devrait faire mieux (91,4% en 2014 contre 63,6% en 2007) alors que la dégradation attendue est spectaculaire au Royaume-Uni (99,7% contre 44,1%).
Seul des grandes économies développées, le Canada parviendrait à stabiliser sa dette, avec un taux de 65,4% en 2014 contre 64,2% sept ans plus tôt.

Des plans de relance inefficaces


Le FMI, qui avait appelé les Etats membres à mettre en place des plans de relance, les exhorte depuis plusieurs mois à se pencher sérieusement sur la question du retrait après 2010 de ces mesures exceptionnelles.
"Sans de telles stratégies, la hausse des taux d'intérêt et des primes de risque pourrait saper l'efficacité des mesures de relance", a expliqué le Fonds.
"Même si la politique budgétaire doit continuer à soutenir l'activité jusqu'à ce qu'une reprise ait lieu, des stratégies claires sont nécessaires pour rétablir les équilibres budgétaires à moyen terme, au moment où la conjoncture s'améliorera, et assurer que la solvabilité est maintenue", a souligné le Fonds dans un communiqué.


Interrogé lors d'une conférence téléphonique pour savoir quel était le niveau de dette souhaitable, un des auteurs du rapport a répondu qu'il n'y avait "pas de chiffre magique" et que la tendance de la dette importait plus que son niveau.
En France, la dette publique (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 86,5 milliards d'euros au premier trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent pour atteindre 1.413,6 milliards, soit "approximativement" 72,9% du PIB, a annoncé l'Insee fin juin.
Selon le ministère du Budget, la dette publique est attendue à 77% du PIB à la fin 2009, 83% en 2010, 86% en 2011 et 88% en 2012, en lien avec l'envolée du déficit public et la crise économique qui frappe la France.
Le Pacte de stabilité européen fixe à 60% du produit intérieur brut la limite autorisée d'endettement public pour un Etat membre de l'Union européenne.


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