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Le blog de Eric de Falco

Le blog de Eric de Falco

conseiller général du 1° canton de Rouen


Aux armes citoyens!

Publié par Eric de Falco sur 29 Août 2009, 09:00am

Catégories : #politique nationale

La réforme des collectivités locales est aussi un sujet brûlant et peu pris en compte. Si elle abouti, ce sera une régression définitive de la démocratie.
Plus aucune autonomie financière, le retour à une centralisation étatique, un coût de fonctionnement supérieur de 65 millions d'€ aux élus actuels et la disparition des petites communes. Tous les élus, quelque soit leur appartenance politique, doivent se mobiliser et signer "l'appel de La Rochelle" que les élus socialistes et républicains vont lancer lors des Universités d'été du Parti Socialiste. Ce message doit être diffusé le plus largement possible, mais il faut aussi s'assurer que cette initiative lancée hier soir à La Rochelle par l'union des élus socialistes et républicains ne va pas être enterrée

Dans l'agenda de notre hyper président qui ne supporte pas le moindre contre pouvoir et  dont le comportement semble désormais relever de la pathologie, la réforme des collectivités locales s'annonce de loin la plus difficile, tant elle bouscule l'organisation des élus. Les résistances sont fortes y compris au sein de la majorité. Mais le chef de l'Etat a fait de la simplification des échelons administratifs et de la réduction du nombre des élus, un défi. Il entend faire de la réforme la pierre angulaire de la campagne des élections régionales en manipulant l'opinion par cette manoeuvre démagogique et où sa majorité espère reconquérir quelques régions aux socialistes, grands vainqueurs des élections de 2004. Dès cet été, le chef de l'Etat et Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, se sont impliqués dans la préparation du scrutin en élargissant le comité de la majorité à Philippe de Villiers et ses alliés les chasseurs. Objectif : ratisser le plus largement possible au premier tour.

Le débat sur l'instauration de la taxe carbone, évoquée par François Fillon lors d'une sortie en Bretagne le 21 août, s'annonce également houleux. Pierre Méhaignerie, représentant de la sensibilité sociale de l'UMP, a fait immédiatement part de sa crainte de voir les ménages modestes pénalisés par l'instauration de cette nouvelle fiscalité.

Même au sein du gouvernement, les avis sont partagés. "C'est un débat difficile, reconnaît Patrick Devedjian, le ministre de la relance. La taxe carbone ne peut pas être un transfert de fiscalité sur la tête des ménages. Cette taxe ne sera pas une recette dynamique, au contraire puisqu'elle a vocation à rapporter de moins en moins. Or économiquement, une recette qui a vocation à se réduire pose des problèmes."

Le gouvernement devra aussi assurer la poursuite des réformes engagées, revenu de solidarité active (RSA), formation professionnelle, plan banlieue, suites du Grenelle de l'environnement.

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