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Prochaine permanence le mardi 8 décembre à la Halle aux toiles de 19 h à 20 h  bureau n°8

Mercredi 18 novembre
Réunion communication, fédération
Assemblée départementale de la Légion d'Honneur
Réunion de groupe, Conseil général
Jeudi 20 novembre
Diner conférence du Lloyd, invité Alain Le Vern
Vendredi 21 novembre
Conférence Rouen Business School
Séance plénière, Conseil Général
Inauguration de la crèche "petite Récré"
Lundi 23 novembre
Réunion ARAPL
Jeudi 26 novembre
Commission paritaire du CHU
Vendredi 27 novembre
COMEX maison du handicap
Lundi 30 novembre
Lycée Saint Saens lancement de campagne

Lundi 9 novembre 2009

Existe-t-il une identité nationale française ?

- Michel Onfray : Oui, cela me parait évident. C'est l'histoire de la France. C'est un enjeu de société, c'est un enjeu d'histoire, c'est un enjeu politique aussi. Je trouve cela très bien de prendre la balle au bond et de montrer qu'il y a des définitions différentes et divergentes de l'identité nationale. Pour moi, il y a deux façons de concevoir l'identité. Celle de l'identité du sang, de la race et l'autre de la raison et de l'intelligence. Donc je trouve très bien de dire ce qu'est la France et comment elle fonctionne. Et ce n'est pas parce que la droite et l'extrême-droite ont défini une certaine idée de l'identité de la France, qu'il faut leur laisser dire. C'est une bonne occasion de dire que la France c'est la Révolution française, c'est une certaine conception de la République qui fait preuve d'ouverture, de solidarité et de fraternité.

Que reste-t-il de cette identité nationale aujourd'hui ?

- Je crois qu'elle est mal en point parce que justement nous avons laissé cette question là à la droite et à l'extrême-droite. Et que la gauche considère que le simple fait de parler d'"identité nationale", cela revient à utiliser le langage de l'extrême-droite. Ce qui n'est pas vrai. Quand l'Abbé Grégoire, par exemple, réfléchit au statut des Juifs dans la France lors de la révolution française, ce n'est pas un travail de droite. C'est plutôt un travail de gauche. Si on refuse le débat, il n'y aura de définition que celle de l'extrême-droite, c'est-à-dire la définition raciale.

L'Etat a-t-il un rôle à jouer dans la construction de l'identité nationale ?

- Non, je ne crois pas que ce soit à l'Etat de participer à la construction de l'identité nationale. C'est aux partis politiques, aux citoyens, aux philosophes, aux sociologues de faire un grand débat. L'Etat peut offrir des structures symboliques, comme la Sorbonne ou le Collège de France pour accueillir toutes les idées. Et faire se rencontrer des personnes qui ont leur définition de l'identité nationale. Moi, je suis preneur du débat pour montrer qu'il n'est pas le domaine réservé de la droite.

Peut-on encadrer l'identité nationale ?

- Cela dépend de la conception qu'on a de l'identité nationale et des personnes qui sont au pouvoir. Si vous êtes au pouvoir et que vous avez une conception de l'identité nationale qui est raciale, voire raciste, cela ne produira pas le même type d'effet que si vous êtes au pouvoir avec la conception de l'identité nationale héritée des Lumières. Si Eric Besson veut un débat, je trouve qu'il a raison. Maintenant s'il veut un débat de manière populiste en allant chercher ce qu'il a de plus bas chez les gens en secouant le racisme qui dort en nous souvent, effectivement cela va être problématique. S'il s'agit de prendre le peuple à témoin pour une définition de l'identité nationale, on ne va pas produire quelque chose de bien intelligent. Il ne s'agit pas de dire "regardez vos viscères et dites nous ce que vous en pensez".

Interview de Michel Onfray par Sarah Diffalah
(le mardi 27 octobre 2009)

Par Eric de Falco - Publié dans : politique nationale
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