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Le blog de Eric de Falco

Le blog de Eric de Falco

conseiller général du 1° canton de Rouen


C'est peut-être encore possible...

Publié par Eric de Falco sur 10 Juillet 2014, 20:02pm

Le 5 juillet dernier, devant un parterre de grands patrons et de distingués économistes réunis aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, Michel Sapin a voulu la jouer tout en finesse.

Notre amie, c'est la finance : la bonne finance !", a lancé le ministre, ravi de son effet. Gloussements dans la salle. La référence au célébrissime discours du Bourget prononcé par François Hollande, le 22 janvier 2012 - "Mon adversaire, c'est la finance !" - n'a échappé à personne. Mais l'ironie complice a aussi créé un malaise.

Comblés, les patrons et les banquiers y ont vu une figure inédite de la danse des sept voiles à laquelle se livre le gouvernement pour dégeler l'investissement. Amers, les tenants la gauche pure et dure ont aussitôt dénoncé une énième trahison.

Une fourberie de Sapin ? La petite phrase a au moins eu le mérite de résumer le drame de François Hollande. Le président qui voulait rompre avec l'ère Sarkozy, réussir le "redressement dans la justice", apparaît désormais en situation d'échec. Sur tous les tableaux !

Toujours encalminée, l'économie française est sortie de la récession mais sans pour autant entrer dans la croissance. "L'inversion de la courbe du chômage" tourne au fiasco, l'investissement est au point mort, le bâtiment ne va pas et la consommation s'étiole. Tandis que perdurent les déficits... Dans la majorité, une question envahit les esprits : et si Hollande avait tout faux ?

Excès d'optimisme, impréparation et improvisation... En dépit de ses appels au retour de la "confiance" sans laquelle aucun sursaut n'est envisageable, le chef de l'Etat porte une lourde responsabilité dans le désarroi qui saisit le pays tout entier.

Il faut aujourd'hui que les élus, les haut fonctionnaires, les experts socialistes et les dirigeants du parti redescendent dans la vraie vie avec les vrais problèmes des petits salaires, des retraités bloqués à 1200 €, des commerçants qui ne se versent plus de salaires et des étudiants qui doivent exercer un petit boulot pour survivre.....

Quand François Hollande a choisi comme slogan, le changement, c'est maintenant, il aurait du plutôt dire "le changement commence maintenant" et commencer par les grandes réformes de société, les réformes fiscale, territoriale, sociale et du système de santé...

Il n'est peut-être pas encore trop tard.....

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