A l’heure où d’aucuns restent bloqués sur une conception passéiste, craignant les dérives de l’organisation, à Paris, des Jeux olympiques de 2024 ou de l’Exposition universelle de 2025, il est légitime de s’interroger et de faire preuve d’exigence sur les conséquences sociales, économiques ou environnementales de tels événements.
Aujourd’hui, des signaux positifs d’ouverture et d’évolution existent ! Ils sont émis avec force tant par le Bureau international des expositions (BIE) que par le Comité international olympique (CIO) et sont d’extraordinaires opportunités pour une candidature originale et porteuse des valeurs de la France. Il ne s’agit pas de reproduire les modèles du passé, quand la croissance à deux chiffres permettait tous les excès, mais de retrouver les objectifs humanistes de ces événements, de leur donner un sens fort en résonance avec les préoccupations et réflexions tant du BIE que du CIO, bref de faire bouger les lignes, de réinventer.
Les candidatures doivent s’articuler autour de deux concepts communs : cohésion territoriale et soutenabilité financière et environnementale. Cohésion territoriale d’abord. La constitution de la métropole du Grand Paris – et des infrastructures associées – coïncide avec le calendrier de ces deux grands événements.
Les JO et l’Exposition universelle pourraient être une formidable occasion de donner vie à un concept encore virtuel aux yeux des Franciliens. Dans un contexte de crise, la soutenabilité de ces deux événements doit être financière. Les budgets que proposera la France devront être fixés dans une logique de retour sur investissement et économes en financements publics. C’est une condition indispensable pour obtenir le soutien de l’opinion publique.