Les « États Généraux de l’Organisation de la Santé », dont vous allez mesurer l’importance de semaines en semaines, sont l’habillage démocratique de cette réforme d’ampleur. Ils concernent directement les professions de santé et les citoyens, notamment pour ce qui concerne la formation initiale et la démographie. Mais, bien au-delà de ces deux sujets, c’est d’une réorganisation profonde de la prise en charge des dépenses de santé dont il s’agit. La sortie pure et simple du « dentaire » de l’assurance maladie, pour entrer de plain-pied dans le champ des complémentaires, fait l’objet de rumeurs persistantes. La position des professionnels est claire sur ce sujet et est connue de tous : « L’égalité d’accès à la santé est une vraie valeur. La solidarité nationale a vocation à répondre aux besoins essentiels de santé, dans le cadre d’une convention négociée avec les régimes d’assurance maladie. Ce cadre contractuel doit permettre aux professionnels de santé de remplir sereinement leur mission, en valorisant leurs compétences ».
Là où d’autres ne verraient que des contraintes, l’enjeu est historique, et il s’agit bien d’une opportunité extraordinaire de valoriser les valeurs de solidarité des professions de santé.