La langue française, on le sait, n’est pas ce que Nicolas Sarkozy maîtrise le mieux… Un député socialiste, François Loncle, lassé du relâchement du langage présidentiel – et imaginant peut-être devoir le supporter encore quelques années –, a posé, en février 2010, par les voies officielles, la question suivante au ministre de l’Education nationale: quelles «dispositions» entendait-il prendre pour «remédier sans délai» aux «fautes de langage de Nicolas Sarkozy»?
Neuf mois après cette question écrite, Luc Chatel a pris sa plus belle plume et rendu sa copie le 7 décembre 2010, s’adressant directement au député. Allait-il prôner le châtiment corporel, le bonnet d’âne ou la méthode Freinet? La réponse se trouve sur le site Mediapart, qui reproduit intégralement la lettre du ministre. Elle commence ainsi:
« Vous attirez mon attention sur le niveau de français pratiqué par la président de la République, niveau que vous jugez insuffisant, voire indigne au regard de ses fonctions de représentation et auquel vous me demandez de remédier. S’il est évidemment des questions plus importantes, je tiens néanmoins à vous apporter une réponse complète sur le sujet.»
Soulignant la difficulté de l’expression orale, « soumise à de multiples contraintes », il continue : « Vous reconnaîtrez d’ailleurs que […] le président de la République montre de grandes qualités rhétoriques, telle que la force expressive, la conviction, l’à-propos, la repartie ou la puissance d’évocation. » N’en jetez plus!
Mais le plus beau est à venir : « […] en ces temps de complexité et de difficulté, le président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen.» C’est donc pour notre bien à tous et pour ne pas fatiguer inutilement nos neurones que le président s’exprime de cette façon: «On s'demande c'est à quoi ça leur a servi toutes ces années (d'études) pour avoir autant de mauvais sens» (sic, mars 2009).
Alors, qu’est-ce qu’on dit ?
heureusement, l'ancien porte parole de l'UMP a des projets!
Une «fête de la gastronomie française» aura lieu chaque année le 23 septembre, premier jour de l’automne, ont annoncé mardi le secrétaire d’Etat au Tourisme et au Commerce et les organisations professionnelles de restaurateurs Frédéric Lefebvre.
Cette fête devra être «populaire» et permettre, comme la fête de la Musique, «de réunir les Français autour de valeurs d’échange, de partage de convivivalité et de plaisir», selon le communiqué du secrétariat d’Etat.
Frédéric Lefèbvre doit installer avant la fin du mois de janvier un comité de pilotage qui devra proposer un programme d’initiatives pour associer les Français à des événements permettant de valoriser la cuisine, dans le cadre de l’inscription par l’Unesco du repas gastronomique au patrimoine immatériel de l’humanité. Fixée au 23 septembre, premier jour de l’automne, cette fête permettra aussi de sensibiliser les consommateurs au choix des produits, la diversité des terroirs, les spécialités régionales.
Outre les restaurateurs, les producteurs, viticulteurs, métiers de bouche, arts de la table, écoles et centres d’apprentissage participeront aussi au comité de pilotage.
N'est pas Jack Lang qui veut. Etant donnée la personnalité et les antécédants de Frédéric Lefebvre, on peut légitimement être inquiet sur les projets de la droite Cassoulet. Si, si, vous savez bien, la petite saucisse entourée de Fayots....