C'est Marisol Touraine qui chapeaute le volet « social, handicap, santé et personnes âgées » de cette campagne présidentielle.La problématique est maîtrisée par celle qui est aussi présidente du conseil général d'Indre-et-Loire.
Gilles Pargneaux, en tant que responsable de la « fédé » du Nord, a d'abord donné la parole à Patrick Kanner, président du conseil général, pour une première charge contre le gouvernement. « La charge de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie),instaurée par le gouvernement Jospin, n'a cessé d'augmenter. Mais dans cette manne, la part de l'État a suivi le chemin inverse. Les départements et l'État devaient se partager le coût : aujourd'hui, les premiers en paient 69 %. » Autre flèche lancée en direction du président sortant : « La grande réforme de la dépendance qu'il nous a promise n'a pas vu le jour. En revanche, la droite avait clairement fait de la prise en charge de la dépendance le laboratoire d'une privatisation accrue. Un rapport parlementaire ne parlait-il pas de rendre obligatoire la souscription d'une assurance privée pour se prémunir contre ce risque ? »
À ces enjeux majeurs, « nous devons répondre avec les principes de la Sécurité sociale, a commencé Marisol Touraine. On contribue selon ses revenus, on bénéficie selon ses besoins, selon les principes de la solidarité ». La conseillère d'État a ensuite détaillé le programme de François Hollande : promulgation d'une loi transversale sur l'adaptation de la société au vieillissement, touchant l'accessibilité, l'aménagement des logements, les transports, la conception des quartiers en matière de prévention, la mise en place d'un plan de santé seniors dans les entreprises pour les plus de 50 ans le doublement de l'APA pour les plus dépendants afin de favoriser le maintien à domicile le financement par l'État de l'adaptation de 80 000 logements par an une réforme de l'aide au logement en maison de retraite. Tout cela « dans une montée en puissance progressive » et en soumettant à cotisation des actifs jusque là épargnés.
« Les personnes âgées votent majoritairement à droite, alors que la plupart des progrès en leur faveur sont à mettre à l'actif de la gauche », a-t-on fait remarquer à la tribune. Aux militants du PS, nombreux dans l'assemblée, les élus ont livré des clés pour convaincre les seniors de glisser un bulletin teinté de rose dans l'urne, les 22 avril et 6 mai. Maintenant, y'a plus qu'à.