L'ex-secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, écartée du nouveau gouvernement, a dénoncé le "poids des inerties et du sectarisme politique", assurant ne vouloir "blesser personne", en passant ses pouvoirs à son successeur Maurice Leroy.
Evoquant son action au poste où elle a été nommée en juin 2007 elle a dénoncé "le poids des inerties" et du "sectarisme politique" ainsi que les "promesses non tenues".
La secrétaire d'Etat qui a par le passé qualifié le premier ministre, François Fillon, de "bourgeois de la Sarthe" entouré de conseillers qui seraient "complètement à l'ouest", a souligné qu'elle ne voulait "insulter ou blesser personne". Sur France 2 elle a elle répété qu'elle assumait l'expression "bourgeois de la Sarthe".
"Je voulais qu'on comprenne que les couches populaires souffrent et je voulais que ce soit entendu. Je ne regrette pas. Je pense qu'à Matignon, ils étaient régulièrement autistes sur les sujets de la politique de la ville. Le Premier ministre ne tenait pas les engagements qui avaient été pris", a-t-elle justifié. Son successeur qui a rang de ministre a promis de se battre "avec la même énergie" que Fadela Amara dont il n'est "pas le clone".
"La politique de la ville dépasse les clivages politiques. Elle n'a de sens que dans la continuité. Fadela Amara a pris des mesures qui vont sortir plus tard", a observé Maurice Leroy affirmant n'avoir jamais cru à un "plan Marshall pour les banlieues" ni aux "effets d'annonce".
Ceux qui étaient prévus ne sont pas là et la panique a obligé à prendre ceux qui passaient par là. Le résultat est déplorable et ne laisse pas augurer de lendemain radieux. Celà ressemble à une fin de règne. Il reste pourtant 18 mois de pouvoir à assumer.....
Fadéla Amara a eu le courage de dire ce qui est.
Sarkozy pète les plombs et les français paieront la note!