Au congrès du parti socialiste , la vedette du jour s'appelle Martine Aubry. Son discours fait un tabac. Il marque davantage que celui du premier ministre
Son discours est ramassé, cohérent, à la fois irréprochable sur la ligne – soutien total au gouvernement – et très précis dans les propositions. Exemple : le débat sur la compétitivité qui divise tant le gouvernement. Martine Aubry a une idée très précise de ce qu'il faudrait faire. Elle n'a pas été ministre du travail pour rien. Oui, dit-elle, on peut parler du coût du travail quand on est de gauche mais comme une "cerise sur le gâteau", après avoir traité tous les autres aspects de la compétitivité. Non, poursuit-elle, les entreprises ne sont pas égales face à ce problème. Il ne faut soigner que celles qui emploient beaucoup de main d’œuvre et sont exposées à la concurrence internationale. Et encore pas n'importe comment. S'agissant des cotisations salariales, la maire de Lille est d'accord pour un transfert partiel vers la CSG. Cela lui paraît juste que les revenus du capital et les pensions de retraite soient davantage mis à contribution pour soulager les salaires.
Hors de question en revanche de faire financer les allègements de charges patronales par les salariés. C'est aux autres entreprises de payer par le biais d'un prélèvement sur les profits ou d'une taxe écologique ou d'un mix des deux. Martine Aubry s'opposera à toute idée de hausse de TVA ou de CSG pour alléger la facture patronale
A la fin les militants l'ovationnent. Elle les a rassurés eux qui ont tellement besoin d'un cap en cette rentrée de crise.
Merci Martine pour ces années passées à la tête de notre parti.