"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques (…).
Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.
Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces (…). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et
de la coordonner cependant avec la vie générale (…).
" Voilà ce qu’a dit Jean Jaurès à la jeunesse en 1903. Rien n'est jamais directement tranposable. Il n'en reste pas moins que ces réflexions sont toujours d'actualité. Comme le disait Stéphane
Essel, le devoir d'indignation doit rester entier, mais qui aujourd'hui veut encore assumer ? jusqu'à quel niveau de dégradation des conditions de vie faudra-t-il aller pour que la frustration se
transforme en colère et que la colère se transforme en action politique constructive et surtout unitaire?
De la colère à l'action?
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