En 2009, le niveau de vie médian d'un ménage composé d'un couple avec deux enfants, ressortait à 19 080 euros par an, soit 1 600 euros par mois, en hausse de 0,4 % en euros constants par rapport à 2008
Les personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie moyen reculer de 2,1 %,
Les 10 % les plus aisés ont vu baisser leur niveau de vie, qui dépasse 35 840 euros par an. Mais ce recul est loin d'effacer la hausse de 2,0 % l'an en moyenne enregistrée sur la période 1996-2009. Entre les plus aisés et les plus modestes apparaît un ensemble de personnes relativement épargnées par la crise.
La pauvreté monétaire, définie comme un niveau de vie inférieure ou égale à 60 % du niveau de vie médian, soit 945 euros par mois pour un ménage type, a progressé de 0,5 point en 2009 par rapport à 2008 et touche 13,5 % de la population soit 8,2 millions de personnes
La pauvreté se traduit aussi en termes de conditions de vie : une personne est considérée comme pauvre si elle connaît des privations matérielles dans au moins huit domaines de la vie quotidienne sur vingt-sept suivis et répartis en quatre catégories : insuffisance de ressources ; retards de paiement ; restrictions de consommation ; difficultés de logement. En 2008, 20 % de la population française connaissait l'une ou l'autre des formes de pauvreté et 5 %, soit une personne pauvre sur quatre, les cumulaient.
Pour 11 % de la population totale, la pauvreté a été récurrente pendant deux ou trois ans, consécutifs ou non. Enfin, pour 10 % de la population totale, la pauvreté a été persistante, durant quatre ou cinq ans.
Parmi les facteurs les plus associés à la pauvreté se trouvent une sortie précoce du système scolaire, des événements familiaux tels qu'une séparation, l'impossibilité de puiser dans une épargne disponible ou le fait d'être locataire. Le fait d'être propriétaire diminue le risque d'être pauvre mais dans une proportion moindre que le fait de détenir une épargne liquide. La détention d'un bien immobilier et, dans une moindre mesure, d'un capital financier ont par ailleurs joué un rôle prépondérant dans le creusement des inégalités de patrimoine intervenu entre 1998 et 2010, selon l'étude.
Sur la période, la masse de patrimoine total – immobilier, professionnel, financier, objets de valeur et biens durables – détenue par les ménages a été multipliée par 2,3.
Au début de 2010, la moitié des ménages français déclaraient un patrimoine brut (hors endettement) de 150 200 euros et détenaient collectivement 93 % de la masse totale de patrimoine.
Les 10 % de ménages les plus fortunés détenaient chacun plus de 552 300 euros d'actifs,
Les 10 % les moins bien dotés possédaient moins de 2 700 euros.
Les 10 % les plus dotés contrôlaient 48 % du patrimoine total
Les 10 % les moins bien dotés. moins de 0,1 %
1 % des ménages concentrent à eux seuls 19 % du patrimoine net, après prise en compte de l'endettement.
Qui peut encore prétendre qu'une réforme fiscale n'est pas nécessaire pour plus de justice sociale!