Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog de Eric de Falco

Le blog de Eric de Falco

conseiller général du 1° canton de Rouen


Mais qui détient les clefs de l'hôpital ?

Publié par Eric de Falco sur 26 Novembre 2009, 09:55am

Catégories : #actualité

Dans son discours de Bordeaux, Nicolas Sarkozy, il y a 2 ans, nous avait dit qu’il allait s’occuper de l’hôpital : il l’a fait, a contrario de ce que nous pensions nécessaire, se refusant à dévier d’un pouce de la feuille de route établie par ses conseillers :
- un seul patron, responsable unique aux ordres, imposant un verrouillage financier et marginalisant à la fois la compétence médicale et le poids des élus locaux dans le pilotage de l’hôpital.
- une réduction de la part du service public dans l’organisation de notre système de santé, un déclin de la fonction publique hospitalière et un appauvrissement des statuts publics médicaux et non médicaux, tout en favorisant le développement de l’offre de soins privée par le jeu de la tarification.

On mesure parfaitement aujourd’hui les conséquences néfastes d’un tel schéma pour la couverture sanitaire de notre pays, la protection sociale et l’accès aux soins de nos concitoyens, particulièrement pour les plus défavorisés.

Les praticiens Hospitaliers ont une parfaite conscience de ce qu’ils représentent en terme de ressources, de compétence, de responsabilité, de capacité d’initiative et d’organisation de la  permanence des soins. Cheville ouvrière ou pièce maîtresse de l’hôpital, ils savent bien que sans eux, cette grande maison ne serait qu’une coquille vide.

Et pourtant, ils voient tous les leviers de commande leur échapper et leur avenir professionnel se transformer : d’une place reconnue de responsables hospitaliers aux carrières certes insuffisamment rémunérées mais valorisées par l’intensité de l’engagement dans la mission de service public, la relation humaine, le pilotage d’une équipe pluri professionnelle et la médecine de pointe, ils vont devenir des prestataires aux statuts précaires, sous haute dépendance de l’administration, sommés de produire toujours plus au moindre coût, encore mal rémunérés malgré les promesses et complètement marginalisés dans les décisions d’organisation qui pourtant contraindront leur travail au quotidien. Comment dès lors ne pas comprendre leur désarroi, leur dépit et, de plus en plus souvent, leur grande colère ?

Aujourd'hui encore une fois nous vous le demandons: peut on simplement prendre acte de cette situation et laisser faire?

 

Dans son discours de Bordeaux, Nicolas Sarkozy, il y a 2 ans, nous avait dit qu’il allait s’occuper de l’hôpital : il l’a fait, a contrario de ce que nous pensions nécessaire, se refusant à dévier d’un pouce de la feuille de route établie par ses conseillers :
- un seul patron, responsable unique aux ordres, imposant un verrouillage financier et marginalisant à la fois la compétence médicale et le poids des élus locaux dans le pilotage de l’hôpital.
- une réduction de la part du service public dans l’organisation de notre système de santé, un déclin de la fonction publique hospitalière et un appauvrissement des statuts publics médicaux et non médicaux, tout en favorisant le développement de l’offre de soins privée par le jeu de la tarification.

On mesure parfaitement aujourd’hui les conséquences néfastes d’un tel schéma pour la couverture sanitaire de notre pays, la protection sociale et l’accès aux soins de nos concitoyens, particulièrement pour les plus défavorisés.

On s’attend bien sûr à ce que cette déconstruction programmée de notre hôpital public, cette dérive institutionnelle que nous n’avons pas été capables d’enrayer en dépit de la plus large mobilisation des PH et aussi de l’opinion publique,  continue demain à produire ses effets.  Si cette réforme inacceptable doit s’appliquer à notre corps défendant, il faudra bien accompagner les praticiens dans toutes les situations conflictuelles et à risque où ils auront bien besoin d’une défense syndicale.

Mais au train où vont les choses, le constat de cette triste réalité paraît encore insuffisant. A l’occasion de la préparation des décrets d’application de la loi, on touche du doigt que cette mise au pas de l’hôpital ne parait pas suffire aux Pouvoirs Publics, puisque  le statut de PH, du CET et de la protection sociale font l’objet d’une nouvelle attaque en règle sur fond de volonté affichée de mettre un terme au dialogue social avec les représentants des professionnels. Comme si on voulait définitivement dissuader les jeunes praticiens d’entrer dans la carrière.

Les PH ont une parfaite conscience de ce qu’ils représentent en terme de ressources, de compétence, de responsabilité, de capacité d’initiative et d’organisation de la  permanence des soins. Cheville ouvrière ou pièce maîtresse de l’hôpital, ils savent bien que sans eux, cette grande maison ne serait qu’une coquille vide.
Et pourtant, ils voient tous les leviers de commande leur échapper et leur avenir professionnel se transformer : d’une place reconnue de responsables hospitaliers aux carrières certes insuffisamment rémunérées mais valorisées par l’intensité de l’engagement dans la mission de service public, la relation humaine, le pilotage d’une équipe pluri professionnelle et la médecine de pointe, ils vont devenir des prestataires aux statuts précaires, sous haute dépendance de l’administration, sommés de produire toujours plus au moindre coût, encore mal rémunérés malgré les promesses et complètement marginalisés dans les décisions d’organisation qui pourtant contraindront leur travail au quotidien. Comment dès lors ne pas comprendre leur désarroi, leur dépit et, de plus en plus souvent, leur grande colère ?

Et pourtant jusqu'à présent nous n'avons pas réussi à créer les conditions d'une riposte cohérente et unitaire à la hauteur de ce tsunami dévastateur pour les budgets, les personnels et l'offre de soins de nos établissements.

Aujourd'hui encore une fois nous vous le demandons: peut on simplement prendre acte de cette situation et laisser faire?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Articles récents