
J'étais hier à Paris pour participer à l’assemblée des conseillers généraux de France. Plus de 2 000
participants soit plus d’un conseiller sur deux ! Du jamais vu ! Gauche et droite confondus, ils étaient très peu à tenter de défendre la réforme des collectivités territoriales que le
gouvernement tente d’imposer à la hussarde.
La presque totalité des présents a adopté 4 principes
- Le maintien de la clause de compétence générale, seul moyen pour les départements de choisir une politique au service des habitants.
- Le maintien de l’élection des conseillers généraux au scrutin uninominal à 2 tours, seule garantie d’une véritable démocratie locale.
- Le développement du bloc communes, intercommunalités et conseil général, seule garantie de services publics efficaces et de politiques locales de proximité pour tous.
- L’obligation pour l’Etat d’honorer ses dettes et obligations concernant les politiques nationales de sa compétence.
Un sondage a été dévoilé à l’occasion de cette réunion qui marque le profond attachement des français, ruraux ou urbains, jeunes ou moins jeunes, de droite comme de gauche, à leurs collectivités locales
-qui est le plus efficace pour organiser des services publics au service des citoyens ?
Collectivités locales 63%. Etat 29%
-82% des français sont attachés à leur département
-72% considèrent que le Département est une collectivité locale utile
-78% sont satisfaits de l’action de leur département
-83% veulent garder les départements
-53% pensent que la suppression des départements n’apportera aucune économie contre 34% qui pensent le contraire
Sarkozy se comporte comme un automobiliste qui voudrait prendre un sens interdit, mais il connait les risques. Alors, il le prend en marche arrière. S'il se fait pincer, il pourra toujours dire
qu'il allait dans le bon sens!
Ce jour s’ouvre à Paris le congrès des maires de France. Nul doute que l’extraordinaire mouvement de protestation né hier va s’amplifier et obliger le gouvernement à revoir sa copie. L’évidence ne peut être niée, personne ne veut de cette réforme qui marque l’une des pires régressions démocratique de notre histoire.