Dans un contexte d’accroissement des inégalités et d’urgence sociale, le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2010 est injuste et dangereux. Alors que près de 40% des Français disent renoncer aux soins ou les reporter pour des raisons financières, la droite décide d’accroître les inégalités sociales et territoriales de santé en privilégiant des dispositifs anti-redistributifs et fortement inégalitaires.
En accélérant le désengagement de la sécurité sociale, il accroît l’injustice sociale. Face à la dégradation des comptes sociaux, le gouvernement va faire peser l’effort exclusivement sur les assurés par des prélèvements non solidaires, qui rapportent peu mais pèsent lourdement sur le budget des Français (hausse du forfait hospitalier, baisse du taux de remboursement de certains médicaments, restrictions de la prise en charge des affections de longue durée, taxation des indemnités perçues par les accidentés du travail, etc.).
En laissant filer l’endettement de la sécurité sociale, il fait peser une charge disproportionnée sur les générations futures et prépare de nouveaux reculs du périmètre de la sécurité sociale au profit des assurances privées.