Trois ans après le premier discours de Toulon, le héraut de la lutte contre le capitalisme financier est celui qui a diminué les recettes en réduisant l’impôt des riches, en multipliant les niches fiscales et les exonérations de toutes sortes. Si telle n’avait pas été sa politique, ni le déficit budgétaire, ni la dette publique n’auraient cette ampleur.
Et c’est le même qui se fait le chantre de la rigueur en taxant plus durement les salariés, qui attaque le droit à la santé et prépare de nouvelles mises en cause des 35 heures, de la retraite, du Smic, etc. Le même qui impose la règle d’or sur l’équilibre des budgets et le contrôle de son application par la technocratie bruxelloise.
Dans son discours de ce 1er décembre 2011, il promet du sang et des larmes, mais pas pour tout le monde, pas pour les créanciers spéculant aux dépens des Etats et de ceux qu’il veut faire payer. Mais il n’a proposé aucune solution pour résoudre la crise : d’une part, il ne veut rien imposer aux spéculateurs, il les protège et doit faire comme Merkel ; d’autre part, en faisant payer les moins riches et les pauvres, Merkel et lui cassent toute relance. Peu leur importe pourvu que les spéculateurs spéculent.
Trop c’est trop ! Sarkozy ment. C’est la marionnette des banques et des multinationales. Depuis le Fouquet’s il a clairement affiché son camp. Cinq ans ça suffit, il faut le battre en mai 2012, nous voulons gagner !